Hommage à Waké Nibombé : Kader Coubadja entre émotion et souvenirs
Présent à la cérémonie d’hommage à Waké NIbombé, Kader Coubadja, actuel sélectionneur des Eperviers A’ s’incline devant la mémoire de son capitaine et nous relate avec beaucoup d’émotion, des moments rares qu’ils ont vécu.
Ancien coéquipier du disparu à l’Etoile Filante de Lomé et en sélection, Kader Coubadja n’a pu cacher son émotion : « J’ai eu la chance de faire partie de sa génération. S’il faut véritablement parler de mon capitaine qui nous a quitté, on y passera la nuit sans pouvoir tout révéler. »
Sélectionneur des Eperviers A’, Kader précise : « On sait ce qu’il a fait pour ce pays. Aujourd’hui, nous n’avons pas seulement perdu un joueur, mais un homme. Ce n’est pas le football togolais qui est en deuil, c’est tout le Togo. »

Revenant sur leur complicité, l’ancien Épervier déclare : « On a vécu des moments intenses, aussi bien en club qu’en sélection. J’étais peut-être le seul du groupe à oser le taquiner, malgré son caractère bien trempé. »
Évoquant la Coupe d’Afrique des Nations 1998 au Burkina Faso, Kader raconte un épisode marquant : « Avant le match contre le Ghana, il portait quelque chose autour du bras et cherchait quelqu’un pour le lui attacher. Personne ne voulait s’en charger. Je lui ai dit : “Capitaine, viens, je vais le faire.” On a gagné ce jour-là. C’est un souvenir qui ne me quitte pas. »
L’ancien buteur a également rappelé les discussions passionnées qu’ils avaient eu après ce match mémorable : « Après cette victoire, on est restés tard dans la nuit, avec Salou Bachirou et d’autres. Il racontait comment il avait défié les Ghanéens, leur disant qu’ils ne pourraient jamais battre le Togo. Ce soir-là, il était fier, apaisé, et on a ri toute la nuit»
Pour Kader Coubadja, la disparition de Waké laisse un vide immense : «Il n’était pas seulement le gardien de nos buts, il était le gardien de nos valeurs. Même dans la mort, il nous enseigne encore l’humilité et la force. Les vivants ferment les yeux aux morts, mais les morts ouvrent les yeux aux vivants »
