EdT|Romao Alaixys : « Il faut surtout qu’on remette l’accent sur… »

À 41 ans, Jacques Alaixys Romao continue d’avancer avec la même discrétion et la même envie. Dans une interview exclusive accordée à So Foot, dont nous vous proposons un extrait, l’international togolais évoque son retour au football amateur et son avenir.

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Alaixys Romao parle de son choix d’évoluer à Six Fours : « Je voulais prolonger le plaisir. Ici, le cadre de travail est bon, avec l’objectif de monter en N3. Le monde pro use un peu. L’exigence, les routines, la pression. Sur mes six derniers mois en Grèce, j’avais aussi repris au niveau amateur… À Six Fours, c’est la même chose, avec le plaisir des matchs du dimanche. »

Malgré son âge et son statut actuel, Romao dit la raison de sa présence chez les Eperviers : « Je ne vise aucunement à rester en sélection encore dix ans. (Rires.) J’essaye surtout d’être un grand frère pour les nouveaux. Le Togo n’a joué aucun tournoi officiel depuis 2017, c’est trop long. Il faut surtout qu’on remette l’accent sur notre formation locale. Et c’est un binational qui vous dit ça. »

Romao n’a connu que deux pays dans sa carrière et il explique le choix d’aller en Grèce : La première fois que j’y signe, c’était à l’Olympiakos en 2014, juste après Marseille. J’avais 32 ans et je voulais quitter la France, découvrir autre chose. J’étais en discussion avec les Queens Park Rangers, mais rien de concret, sinon c’était la MLS et je n’étais pas forcément chaud. Quand l’Olympiakos est arrivé, c’était donc le bon compromis. Je touchais un très bon salaire et je jouais dans un bon club, en Ligue des champions. Très vite, j’ai aimé la mentalité grecque… »

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Sur les terrains, l’ancien phocéen a croisé des joueurs qui ont été difficiles à marquer : « En Coupe du monde par exemple, j’avais Park Ji-sung au duel. Il m’a fait cavaler… Il était rapide. C’est l’un des seuls joueurs avec qui j’ai échangé mon maillot. Sinon, Mesut Özil à Arsenal. On les joue avec l’OM, au Vélodrome. Il a passé les dix premières minutes du match à trottiner et laisser passer le ballon entre ses jambes. Malgré ça, je n’arrivais pas à le suivre, parce qu’il anticipait tout. C’était un faux lent. »

Entre le métier  de consultant Télé et celui d’entraineur, l’international togolais a tranché : « … il y a environ cinq ans, j’ai passé une formation avec l’UEFA. L’objectif était de découvrir différents corps de métier. Consultant TV, agent, directeur sportif, entraîneur, etc. Mon intuition était la bonne, puisque le rôle de coach m’a vraiment plu. On nous a expliqué comment gérer un groupe, développer une causerie, et j’ai vraiment aimé. Donc me voici à mon tour entraîneur novice. »

Lucide sur la suite, Romao Alaixys dit sans détours : « Dans un costume d’entraîneur, j’espère. Je tourne doucement la page du joueur, je pense en avoir suffisamment fait. »

Crédit Photo : Droits Réservés

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