D1LONATO|Gomido : Une phase aller passée à manger du pain noir
À Kpalimé, la cité verdoyante qui abrite Gomido FC, l’atmosphère tranche avec la réalité sportive du moment. Loin de l’agitation des grandes villes de football, le club mythique est embourbé dans une zone de turbulence.
Gomido est classé 13ᵉ avec 12 points, au terme d’une phase aller ultra difficile, marquée par 3 victoires, 3 nuls et 7 défaites. Une spirale négative qui pèse lourdement sur les épaules d’un groupe en quête de repères et d’identité.
Les supporters habitués à voir Gomido lutter avec caractère, peinent à reconnaître leur équipe. Le malaise est réel, et le coach Jean-Paul Abalo avoue : « Tout le monde se pose la question de savoir ce qui ne va pas. Pour le moment, on est en train de manger du pain noir ».
Derrière ce constat, se cache une volonté farouche de ne pas abdiquer. L’entraîneur affirme : «On continue de travailler. Les joueurs doivent être conscients que le championnat n’est pas fini et qu’il faut aller jusqu’au bout ».

Toutefois, cette détermination se heurte à une réalité préoccupante. « J’ai parfois l’impression qu’ils ne comprennent pas certaines situations. On travaille beaucoup, mais je ne peux pas rentrer sur le terrain à leur place », explique Jean-Paul Abalo à la fin d’une rencontre.
La trêve de trois semaines est arrivée comme une bouée de sauvetage. Jean-Paul Abalo fait le diagnostic et connait le remède : « On manque beaucoup de leaders. C’est ce qu’il nous faut pour la deuxième partie de saison ».
À Kpalimé, le staff entend profiter de ce temps pour remettre les corps et les esprits d’aplomb : «Il y a des limites évidentes et il faudra renforcer certains secteurs. Mais ce ne sera pas facile, car il ne faut pas recruter des joueurs qui ne sont pas en compétition», déclare le coach principal.
Malgré la gravité du moment, le discours du coach reste empreint d’espoir : « Les joueurs doivent lâcher le frein à main. En deuxième partie de saison, je crois sincèrement que nous viendrons avec un autre visage ».
À Kpalimé, la phase aller est désormais classée parmi les souvenirs douloureux. Le public sportif attend la révolte des joueurs et des dirigeants pour une meilleure seconde phase de l’exercice.
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